[Gabon-Société] Intelligence artificielle et médias : les défis d’une révolution scrutés à l’université Berthe et Jean

 [Gabon-Société] Intelligence artificielle et médias : les défis d’une révolution scrutés à l’université Berthe et Jean

Depuis le mercredi 21 janvier, l’université Berthe et Jean de Libreville, sise dans la commune de Ntoum, s’impose comme l’épicentre d’une convergence exceptionnelle de journalistes nationaux et internationaux autour d’une thématique capitale : « l’intelligence artificielle et son impact sur les médias». Par le truchement de l’édition fondatrice de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref), le Gabon cultive l’aspiration de se positionner comme un carrefour déterminant de la réflexion sur les métamorphoses du journalisme à l’ère des bouleversements technologiques.

Alors que les nations industrialisées du Nord vivent une ébullition inégalée autour des innovations portées par l’IA, Libreville manifeste sa ferme détermination à s’ancrer dans cette lame de fond de la transformation numérique. Galvanisée par la dynamique de la Cipref et sous l’égide de son président Désiré Ename, la capitale gabonaise affiche une ambition résolue de s’inscrire dans cette évolution vertigineuse. Du 21 au 25 janvier, des professionnels de l’information venus de divers continents conjuguent leurs analyses sur les répercussions de l’intégration des technologies de pointe dans les salles de rédaction et l’exercice quotidien du métier.

Ouvrant solennellement les travaux, le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a exhorté avec force les acteurs de la presse à accomplir leur mission avec probité, rigueur déontologique et responsabilité civique, dans un écosystème médiatique en proie à des mutations profondes. Il a mis l’accent sur le rôle prépondérant du journaliste dans la consolidation démocratique et la transmission d’une information authentique, singulièrement à l’heure de l’omniprésence du numérique et de l’ascension fulgurante de l’intelligence artificielle.

Différentes interventions ont jalonné cette séance inaugurale. Le président du Comité d’organisation de la Cipref, Désiré Ename, a décliné les objectifs de cette grand-messe internationale, visant à renforcer l’expertise des journalistes francophones et à catalyser les échanges d’expériences face aux enjeux contemporains de la profession.

Au fil de cette première journée, plusieurs axes thématiques ont été explorés, notamment « l’IA et le journalisme en Afrique ». La première table ronde s’est articulée autour de la problématique : « l’intelligence artificielle, nouvel protagoniste de l’information : péril ou levier pour le journalisme francophone ? » Enfin, l’atelier inaugural a mis en lumière « l’initiation aux instruments de l’IA pour les journalistes : rédaction algorithmique, vérification factuelle automatisée ».

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