Conférence de presse : la CIPREF 2026 s’ouvre sous le signe de l’intelligence artificielle

 Conférence de presse : la CIPREF 2026 s’ouvre sous le signe de l’intelligence artificielle

Libreville s’apprête à entrer dans le cercle très fermé des grandes capitales médiatiques francophones. Vendredi 16 janvier 2026, à l’occasion d’une conférence de presse tenue dans la capitale gabonaise, la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF) a officiellement vu le jour. Portée par son président Désiré Ename, entouré des membres du comité d’organisation Jean Yves Ntoutoume et Mireille Dirat, la CIPREF a levé le voile sur ses premières assises prévues du 21 au 25 janvier 2026 à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean.

Pour cette première édition ambitieuse, le thème choisi est à la hauteur des mutations en cours dans le secteur : «L’intelligence artificielle et son impact sur les médias ». Un sujet brûlant, à la croisée de l’éthique, de l’innovation technologique et de l’avenir du journalisme, qui place d’emblée Libreville au cœur des grandes réflexions contemporaines.

Près de 200 journalistes, experts, universitaires et professionnels de la communication, venus de 25 pays francophones, sont attendus. Pendant cinq jours, la capitale gabonaise vibrera au rythme de tables rondes, ateliers pratiques, conférences-débats et masterclass, dédiés aux usages, aux opportunités mais aussi aux défis que pose l’IA dans les médias francophones.

La CIPREF 2026 peut se targuer d’un plateau de haut niveau. Parmi les têtes d’affiche annoncées figurent le Dr Jean Claude Nkou (Congo-Brazzaville), spécialiste reconnu de l’intelligence artificielle, auteur et conférencier ; Melba Nzang Meyo, enseignante-chercheuse, présidente du Comité scientifique gabonais de recherche en IA et membre du comité scientifique SALTIS au Sénégal ; ou encore Olivier Piot, journaliste français et cofondateur de l’ONG Médias et Démocraties.

Le paysage médiatique africain et international sera également représenté par Eveline Mengue Awona Koung (CRTV Cameroun), Georges Dougueli (journaliste franco-camerounais), Christiane Munoki Nkengi (RDC), Bogdan Oprea, professeur de journalisme à l’université de Bucarest et expert en éducation aux médias et fact-checking, ainsi que Abdoul Khadir Seck, journaliste sénégalais.

Parce que la presse ne vit pas en vase clos, la CIPREF a aussi voulu faire une place à la création et à l’expression artistique. La présence du slameur gabonais Slam Master No, ancien champion national, promet d’apporter une touche culturelle et engagée aux travaux, rappelant que les mots, qu’ils soient dits ou écrits, restent au cœur du métier de journaliste.

Au-delà des débats intellectuels, la CIPREF s’inscrit comme un véritable outil de rayonnement pour le Gabon. En initiant ce rendez-vous international, ses promoteurs se positionnent comme des pionniers d’un nouveau mouvement de “tourisme médiatique”, où la presse devient aussi vecteur d’attractivité et d’influence.

L’ambition est claire : pérenniser l’événement sous forme de biennale, afin d’ancrer durablement Libreville sur la carte des grands forums francophones dédiés aux médias.

Le rendez-vous est donc pris. Du 21 au 25 janvier 2026, Libreville portera, le temps de la CIPREF, le titre symbolique de capitale de la presse francophone. Une première édition prometteuse, à laquelle l’on ne peut que souhaiter plein succès.

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